Information et mobilisation des parents d'élèves pour la santé de nos enfants
Les résultats de l'étude PestiRiv montrent une surexposition significative des riverains de zones viticoles aux produits phytopharmaceutiques. Environ 4% de la population française vit à moins de 200m d'une parcelle de vigne, dont de nombreuses familles à Villenave d'Ornon.
Ce site centralise les informations essentielles concernant l'exposition aux pesticides à Villenave d'Ornon, suite à l'étude nationale PestiRiv menée par l'ANSES et Santé Publique France. Il vise à donner aux parents d'élèves le plus d'informations possibles sur le sujet.
Les personnes vivant près de vignes sont plus exposées aux produits phytopharmaceutiques que celles vivant loin de toute culture. Les enfants le sont encore plus. Consulter l'étude complète
265 sites étudiés dans 6 régions viticoles
1 946 adultes et 742 enfants concernés
Période : 2021-2022
56 substances recherchées dans : urines, cheveux, poussières intérieures, air ambiant et intérieur, fruits et légumes des jardins
Résultats d'imprégnation biologique :
PestiRiv fournit un ensemble de données robustes sur la présence de produits phytopharmaceutiques dans plusieurs types d'échantillons environnementaux (air, poussières, aliments) et chez l'être humain. Les quantités de produits utilisés et la proximité des habitations avec les vignes sont les deux principaux facteurs d'exposition.
Les personnes vivant le plus près des vignes présentent une imprégnation biologique accrue, et cela concerne aussi bien les adultes que les enfants. Les résultats sont cohérents dans tous les échantillons analysés (urines, cheveux, poussières, air).
Aller droit au but : écouter l’émission diffusée sur France Culture le 18 novembre 2025 (58 min.)
La viticulture représente 3% de la surface agricole mais 14% des dépenses en produits phytopharmaceutiques en France. Avec un IFT moyen de 12,4, la vigne fait partie des cultures les plus traitées.
Cette carte interactive permet de visualiser l'utilisation des pesticides sur le territoire.
🗺️ Accéder à la carte interactive Solagro
Source : Carte Pesticides Adonis - Solagro
Voici les résultats réels d'une famille de Villenave d'Ornon ayant participé à l'étude PestiRiv :
Contactez-nous pour partager votre témoignage et aider à sensibiliser d'autres familles sur la réalité de l'exposition aux pesticides à Villenave d'Ornon.
Partager mon témoignageVous avez participé à l'étude PestiRiv mais vous attendez toujours vos résultats individuels ? Nous pouvons vous accompagner dans vos démarches auprès de l'ANSES et Santé Publique France.
Demander de l'aidePrioriser la réduction voire la suppression d'usage des produits phytopharmaceutiques, en s'appuyant sur la Stratégie nationale Écophyto 2030, la quantité estimée de substance utilisée étant le facteur le plus déterminant de la contamination environnementale. Lire l'avis commun complet
L'élimination des risques sanitaires liés à l'exposition aux pesticides ne peut pas uniquement reposer sur des mesures individuelles (rentrer le linge, fermer les fenêtres, etc.)
L'étude PestiRiv a recherché 56 substances actives dans les échantillons prélevés (urines, cheveux, poussières, air, aliments). Cette section présente les 50 molécules principales avec leurs caractéristiques, leur toxicité et leur statut réglementaire.
Toutes les informations présentées ici sont issues de la Pesticide Properties Database (PPDB) (Base de données sur les propriétés des pesticides, « PPDB »). C'est une encyclopédie en ligne qui regroupe toutes les informations scientifiques disponibles sur les pesticides : leur composition chimique, leur toxicité, leur comportement dans l'environnement, etc. Cette base de données est gérée depuis 1987 par l'Université du Hertfordshire, au Royaume-Uni. Elle contient des fiches détaillées sur plus de 1600 substances actives. La PPDB compile uniquement des données validées par la communauté scientifique.
Les pyréthrinoïdes sont des insecticides neurotoxiques très utilisés en agriculture et en usage domestique. Plusieurs molécules de cette famille font l'objet d'alertes sanitaires.
L'ANSES a émis une alerte sanitaire en avril 2025 concernant les pyréthrinoïdes (famille d'insecticides très utilisée). Ces substances présentent des risques pour la santé humaine, notamment pour les femmes enceintes et les jeunes enfants : troubles du comportement, effets sur le neurodéveloppement; problèmes de fertilité, risque accru de leucémies.
Consulter l'alerte ANSES Le Monde : "l’Anses lance une alerte d’ampleur après un examen des effets de produits toujours autorisés"Famille chimique : Pyréthrinoïde de synthèse (norpyréthrate)
L'acrinathrine est un pyréthroïde synthétique qui présente une forte activité insecticide contre toute une série d'insectes, y compris les acariens. Elle a une faible solubilité dans l'eau, est semi-volatile et, compte tenu de ses propriétés chimiques, ne devrait pas s'infiltrer dans le sol. Des études en laboratoire suggèrent qu'il est modérément persistant dans les sols, mais qu'il se dégrade rapidement dans les systèmes aqueux. Il présente une faible toxicité pour l'homme, mais il existe certaines inquiétudes quant à sa bioaccumulation. L'acrinathrine est très toxique pour les abeilles et la plupart des espèces aquatiques, et modérément toxique pour les oiseaux et les vers de terre.
Famille chimique : Pyréthrinoïde de synthèse
La bêta-cyfluthrine est un insecticide pyréthroïde. Elle présente une faible solubilité dans l'eau, est semi-volatile et ne devrait pas s'infiltrer dans les eaux souterraines. Elle est hautement toxique pour les mammifères et peut être neurotoxique. Elle est également hautement toxique pour les poissons, les invertébrés aquatiques, les plantes aquatiques et les abeilles mellifères, mais légèrement moins toxique pour les oiseaux, les algues et les vers de terre.
Famille chimique : Pyréthrinoïde de synthèse
La cyperméthrine est un insecticide à large spectre. Elle présente une faible solubilité dans l'eau et est volatile. Bien que ses propriétés chimiques suggèrent qu'elle ne devrait pas s'infiltrer dans les eaux souterraines, elle y a été détectée. Elle est considérée comme un polluant marin grave. Elle est modérément persistante dans les sols, mais est susceptible de se dégrader assez rapidement dans les systèmes aquatiques exposés à la lumière du jour. Elle est modérément toxique pour les mammifères et son potentiel de bioaccumulation suscite certaines inquiétudes. Bien qu'elle soit irritante, aucun problème grave pour la santé humaine n'a été identifié. Elle est hautement toxique pour la plupart des espèces aquatiques et les abeilles mellifères. Elle est modérément toxique pour les vers de terre, mais présente peu de risques pour les oiseaux. L'un des pyréthrinoïdes les plus utilisés, en agriculture et en usage domestique. Des études ont montré qu'elle est détectée dans l'urine de plus de 70% de la population. L'ANSES a spécifiquement alerté sur ses risques en 2025.
Famille chimique : Pyréthrinoïde de synthèse
L'alpha-cyperméthrine est un insecticide pyréthroïde largement utilisé. Elle présente une faible solubilité dans l'eau, est relativement volatile et, compte tenu de ses propriétés chimiques, ne devrait pas s'infiltrer dans les eaux souterraines. Cependant, elle est considérée comme un polluant grave de l'eau. Elle est modérément persistante dans le sol et est connue pour persister dans l'eau. Elle est hautement toxique pour les mammifères et reconnue comme irritante. Elle est relativement non toxique pour les oiseaux, mais hautement toxique pour la plupart des organismes aquatiques et les abeilles mellifères. L'alpha-cyperméthrine est modérément toxique pour les vers de terre.
Famille chimique : Pyréthrinoïde de synthèse
Autre isomère de la cyperméthrine, avec propriétés similaires.
Famille chimique : Pyréthrinoïde de synthèse
La deltaméthrine est un insecticide pyréthroïde et un traitement vétérinaire dont l'utilisation est autorisée dans l'Union européenne, en Australie et aux États-Unis. Elle présente une faible solubilité dans l'eau, est semi-volatile et présente un faible potentiel de lessivage vers les eaux souterraines. Elle n'est pas persistante dans le sol et est immobile. La deltaméthrine est hautement toxique pour les humains et les autres mammifères et est une neurotoxine. Elle est relativement non toxique pour les oiseaux et les vers de terre, mais présente un risque élevé pour la plupart des organismes aquatiques et les abeilles mellifères. Autorisée jusqu'au 15 août 2026 dans l'UE. L'ANSES a émis une alerte en avril 2025 demandant des mesures rapides avant la réhomologation de 2026.
Famille chimique : Pyréthrinoïde de synthèse
L'esfenvalérate est un insecticide pyréthroïde dont l'utilisation est actuellement autorisée au Royaume-Uni et dans l'Union européenne. Il est très soluble dans la plupart des solvants organiques, mais pas dans l'eau. Il est considéré comme modérément persistant dans le sol et non mobile. D'après ses paramètres physico-chimiques, l'esfenvalérate ne devrait pas s'infiltrer dans les eaux souterraines. Il présente un niveau élevé de toxicité pour les mammifères, les vers de terre, les abeilles mellifères et la vie aquatique. Les données disponibles sur sa toxicité pour l'homme sont limitées, mais il est considéré comme hautement toxique par voie orale et comme toxique pour la reproduction et le développement.
Famille chimique : Pyréthrinoïde de synthèse (éther diphényle)
L'étofenprox est un insecticide pyréthroïde à large spectre utilisé pour lutter contre divers ravageurs des fruits, des légumes et des rizières. Il présente une faible solubilité dans l'eau, une faible volatilité et ne devrait normalement pas persister dans le sol ou les systèmes aquatiques. Le risque de lessivage vers les eaux souterraines est faible. L'étofenprox est très toxique pour les abeilles, les poissons et les invertébrés aquatiques, et modérément toxique pour les vers de terre et les algues. Il présente une faible toxicité orale pour l'homme et aucun effet chronique sur la santé n'a été identifié. Cependant, il existe des inquiétudes quant au risque qu'il pourrait présenter pour les enfants allaités.
Famille chimique : Pyréthrinoïde de synthèse
Insecticide synthétique de type pyréthroïde. Il présente une faible solubilité dans l'eau, est relativement volatil, n'est pas mobile et, d'après ses propriétés chimiques, présente un faible risque de lessivage vers les eaux souterraines. La lambda-cyhalothrine est hautement toxique pour les mammifères et est un irritant connu. Elle est également hautement toxique pour les poissons, les invertébrés aquatiques et les abeilles mellifères. Elle est modérément toxique pour les vers de terre. L'ANSES l'a spécifiquement citée dans son alerte de 2025.
Famille chimique : Pyréthrinoïde de synthèse
La gamma-cyhalothrine est un insecticide pyréthroïde à large spectre. Elle a une faible solubilité dans l'eau, est volatile et, compte tenu de ses propriétés chimiques, ne devrait pas s'infiltrer dans les eaux souterraines. Elle n'est pas persistante dans les sols et ne devrait normalement pas persister dans les milieux aquatiques. Elle présente une toxicité élevée pour les mammifères et son potentiel de bioaccumulation suscite certaines inquiétudes. Elle est considérée comme neurotoxique. Elle est hautement toxique pour les abeilles mellifères et de nombreux organismes aquatiques, et modérément toxique pour les oiseaux et les vers de terre.
Famille chimique : Pyréthrinoïde de synthèse
Pas de description mais une fiche est disponible.
Famille chimique : Diamide anthranilique
Le chlorantraniliprole est un insecticide à large spectre. Il présente une faible solubilité dans l'eau et une faible volatilité. Il a tendance à être très persistant dans l'environnement. Il est très toxique pour les invertébrés aquatiques, modérément toxique pour les oiseaux et les plantes aquatiques, et peu toxique pour les abeilles et les vers de terre. Le chlorantraniliprole présente une faible toxicité orale pour les mammifères.
Famille chimique : Organophosphoré
Insecticide organophosphoré à large spectre. Il présente une faible solubilité dans l'eau, est assez volatil et n'est pas mobile. Compte tenu de ses propriétés chimiques, le risque de lessivage vers les eaux souterraines est faible. Il a tendance à ne pas persister dans les sols ou les systèmes aquatiques. Il n'est pas très toxique pour les mammifères, mais il est classé comme inhibiteur de l'acétylcholinestérase et neurotoxique. Il est également irritant et sensibilisant pour la peau. Il est très toxique pour les poissons, les invertébrés aquatiques et les abeilles mellifères, et modérément toxique pour les oiseaux, les plantes aquatiques, les algues et les vers de terre. Le chlorpyriphos (forme non-méthylée) a été interdit dans l'UE en 2020.
Famille chimique : Oxadiazine
Pas de description mais une fiche est disponible.
Famille chimique : Néonicotinoïde
Pas de description mais une fiche est disponible.
Les herbicides sont utilisés pour contrôler les plantes indésirables dans les cultures.
Famille chimique : Aminophosphonate
Le glyphosate est un herbicide non sélectif courant et efficace. Il est très soluble dans l'eau, relativement volatil et ne s'infiltre généralement pas dans les eaux souterraines. Il n'est pas persistant dans les sols, mais peut l'être dans les milieux aquatiques dans certaines conditions. Il est modérément toxique pour les humains et irritant pour la peau et les yeux. Il est modérément toxique pour les oiseaux, la plupart des organismes aquatiques, les vers de terre et les abeilles mellifères.
Famille chimique : Carbamate
Le carbétamide est un herbicide carbanylate pré- et post-levée. Il est très soluble dans l'eau et relativement volatil. Il est modérément toxique pour les mammifères et présente un fort potentiel de bioaccumulation. Il est potentiellement cancérigène. Le carbétamide présente une toxicité modérée pour les oiseaux, les poissons, les invertébrés aquatiques et les vers de terre. Il présente une faible toxicité pour les abeilles, les plantes aquatiques et les algues.
Famille chimique : Phtalimide
Herbicide à large spectre. Il présente une faible solubilité dans l'eau, est relativement volatil et, compte tenu de ses propriétés chimiques, le risque de lessivage vers les eaux souterraines est faible. Il n'est généralement pas persistant dans les systèmes aquatiques ou terrestres. Il présente une faible toxicité pour les mammifères, mais un risque élevé de bioconcentration. Il existe également des risques liés à la reproduction/au développement et la flumioxazine est irritante pour la peau et les yeux. Elle est très toxique pour les algues et les plantes aquatiques, modérément toxique pour les vers de terre, les abeilles, les poissons et les invertébrés aquatiques. Cependant, la flumioxazine présente moins de risques pour les oiseaux.
Famille chimique : Amide
Le napropamide est un herbicide largement utilisé. Il présente une faible toxicité pour les mammifères, mais est connu pour être irritant pour la peau et les yeux. Il est modérément soluble dans l'eau et assez volatil. Il est modérément persistant dans les sols et les données suggèrent que, dans certaines conditions, il peut être persistant dans l'eau. Il présente une faible toxicité pour les oiseaux, mais est modérément toxique pour la plupart des espèces aquatiques, les abeilles mellifères et les vers de terre.
Famille chimique : Dinitroaniline
L'oryzaline est un herbicide de prélevée appliqué en surface. Elle a une faible solubilité dans l'eau, n'est pas volatile et, compte tenu de ses propriétés chimiques, ne devrait pas s'infiltrer dans les eaux souterraines. Cependant, les programmes de surveillance des eaux souterraines l'ont identifié comme un polluant. Il a généralement tendance à ne pas être persistant dans les sols ou les systèmes aquatiques. Il présente une faible toxicité pour les mammifères et est potentiellement cancérigène. Il est modérément toxique pour les oiseaux, la plupart des organismes aquatiques, les abeilles mellifères et les vers de terre.
Famille chimique : Dinitroaniline
Pas de description mais une fiche est disponible.
Famille chimique : Benzamide
Pas de description mais une fiche est disponible.
Les phosphonates sont des fongicides utilisés pour lutter contre certaines maladies fongiques.
Famille chimique : Sels de phosphonate
Pas de description mais une fiche est disponible.
Famille chimique : Phosphonate
Le fosétyl-aluminium est un fongicide utilisé en horticulture. Il présente une solubilité aqueuse élevée et une faible volatilité. Il n'est généralement pas persistant dans les sols, mais peut, dans certaines conditions, persister dans l'eau. Il présente une faible toxicité pour les mammifères et n'est associé à aucune affection médicale grave, mais peut être irritant pour les yeux. Il présente une toxicité faible à modérée pour la plupart des espèces terrestres et aquatiques. L'étude PestiRiv a montré sa dispersion environnementale. Fongicide systémique qui stimule les défenses naturelles contre le mildiou.
Les strobilurines inhibent la respiration mitochondriale des champignons.
Famille chimique : Strobilurine
L'azoxystrobine est un fongicide QoL à large spectre. Elle a une faible solubilité dans l'eau, est non volatile et peut s'infiltrer dans les eaux souterraines dans certaines conditions. Il peut être persistant dans le sol et peut également être persistant dans les systèmes aquatiques si les conditions sont favorables. Il présente une faible toxicité pour les mammifères, mais peut être bioaccumulable. Il est irritant pour la peau et les yeux. Il est modérément toxique pour les oiseaux, la plupart des organismes aquatiques, les abeilles mellifères et les vers de terre.
Famille chimique : Strobilurine
Pas de description mais une fiche est disponible.
Famille chimique : Strobilurine
Pas de description mais une fiche est disponible.
Famille chimique : Strobilurine
La trifloxystrobine est un fongicide largement utilisé. Elle présente une faible solubilité dans l'eau, une faible volatilité et, compte tenu de ses propriétés chimiques, ne devrait normalement pas s'infiltrer dans les eaux souterraines. Il ne devrait pas être persistant dans les sols ou les systèmes aquatiques. Il présente une faible toxicité orale pour les mammifères, mais certaines données indiquent qu'il pourrait avoir des effets négatifs sur la reproduction ou la fertilité. Il est très toxique pour les oiseaux, les poissons et les invertébrés aquatiques, mais moins toxique pour les abeilles mellifères et les vers de terre.
Les triazoles inhibent la biosynthèse de l'ergostérol, composant essentiel de la membrane cellulaire des champignons.
Famille chimique : Anilinopyrimidine
Le cyprodinil est un fongicide systémique à large spectre. Il présente une solubilité modérée dans l'eau, est peu susceptible de s'infiltrer dans les eaux souterraines et est volatil. Il est modérément persistant dans les sols, mais peut être persistant dans les systèmes aquatiques selon les conditions locales. Il est modérément toxique pour les mammifères et suscite certaines inquiétudes quant à sa bioaccumulation. Bien qu'il soit reconnu comme irritant, aucun problème grave pour la santé humaine n'a été identifié. Il est modérément toxique pour les oiseaux, la plupart des organismes aquatiques et les vers de terre. Il n'est pas considéré comme toxique pour les abeilles mellifères.
Famille chimique : Triazole
Le difénoconazole est un fongicide utilisé pour lutter contre les maladies dans de nombreux fruits, légumes, céréales et autres cultures de plein champ. Bien qu'il s'agisse d'une molécule potentiellement mobile, elle est peu susceptible de s'infiltrer en raison de sa solubilité modérée dans l'eau. Elle peut toutefois être transportée sous forme de particules liées. Elle est légèrement volatile et persistante dans le sol et dans le milieu aquatique. Son potentiel de bioaccumulation suscite certaines inquiétudes. Elle est modérément toxique pour les humains, les mammifères, les oiseaux et la plupart des organismes aquatiques.
Famille chimique : Benzophénone
Pas de description mais une fiche est disponible.
Famille chimique : Triazole
Le myclobutanil est un fongicide largement utilisé. Il est modérément toxique en cas d'ingestion. Il est modérément soluble dans l'eau et les solvants organiques et est volatil. Des études semblent montrer que le myclobutanil présente un fort potentiel de lessivage et une persistance modérée dans les sols. Dans certaines conditions, il peut également être persistant dans les milieux aquatiques. Il est modérément toxique pour les oiseaux, les poissons, les invertébrés aquatiques, les algues, les abeilles mellifères et les vers de terre.
Famille chimique : Triazole
Pas de description mais une fiche est disponible. L'étude PestiRiv a noté une faible utilisation sur vignes pendant la période d'étude.
Famille chimique : Triazolopyrimidine
L'amétoctradine est un fongicide dont l'utilisation est approuvée dans de nombreux pays pour lutter contre les maladies fongiques nuisibles sur le plan économique qui touchent les fruits et les légumes. Elle présente une faible solubilité dans l'eau et une faible volatilité. Elle a tendance à ne pas être persistante dans les sols, mais peut l'être dans les milieux aquatiques dans certaines conditions. Compte tenu des propriétés chimiques de cette substance, le risque de lessivage vers les eaux souterraines est faible. Elle présente généralement une toxicité faible à modérée pour la biodiversité. Elle n'est pas très toxique pour l'homme et aucun effet chronique sur la santé n'a été identifié.
Famille chimique : Sulfonamide
Fongicide sulfonamide utilisé pour lutter contre toute une série d'infections courantes. Il présente une faible solubilité dans l'eau, est légèrement volatil et a une mobilité modérée. Le risque de lessivage de la substance dans les eaux souterraines est faible. Elle peut être persistante dans les sols, mais ne devrait pas l'être dans les milieux aquatiques. Elle présente une faible toxicité pour les mammifères, mais est considérée comme toxique pour la reproduction. Elle est modérément toxique pour les oiseaux et les abeilles, mais présente un risque plus élevé pour les espèces aquatiques et les vers de terre.
Famille chimique : Carboxamide
Le boscalid est un fongicide carbamique à large spectre. Il présente une faible solubilité dans l'eau et n'est pas volatil. Il peut être très persistant dans les sols et les milieux aquatiques, selon les conditions locales. Il existe un certain risque de lessivage vers les eaux souterraines. Il est modérément toxique pour la plupart des espèces animales et végétales, mais le risque est faible pour les abeilles mellifères. Le boscalid présente une faible toxicité orale pour les mammifères.
Famille chimique : Imidazole
Le cyazofamide est un fongicide foliaire. Il a une faible solubilité dans l'eau, est peu susceptible de s'infiltrer dans les eaux souterraines et est volatil. Il n'est pas persistant dans les sols ou les milieux aquatiques. Bien qu'il présente une faible toxicité pour les mammifères, son potentiel de bioaccumulation suscite certaines inquiétudes. Il est irritant pour la peau et les yeux. Il est modérément toxique pour les oiseaux, la plupart des organismes aquatiques, les abeilles mellifères et les vers de terre.
Famille chimique : Cyanoacétamide-oxime
Le cymoxanil est un fongicide modérément soluble dans l'eau et considéré comme assez volatil. Il présente un faible potentiel de lessivage vers les eaux souterraines et n'est pas persistant dans les sols et les systèmes aquatiques. Le cymoxanil est modérément toxique pour les mammifères, peut avoir des effets néfastes sur la reproduction et le développement et présente un fort potentiel de bioconcentration. Il est modérément toxique pour la plupart des organismes aquatiques, les vers de terre et les abeilles mellifères, mais moins pour les oiseaux.
Famille chimique : Morpholine
Le diméthomorphe est un fongicide systémique. Il présente une solubilité modérée dans l'eau et une faible volatilité. Il peut être modérément persistant dans les sols et les milieux aquatiques. Les risques pour la biodiversité sont généralement modérés à faibles. Le diméthomorphe présente une faible toxicité orale pour les mammifères et est irritant.
Famille chimique : Hydroxyanilide
Le fenhexamide est un fongicide foliaire. Il présente une solubilité modérée dans l'eau, un faible risque de lessivage vers les eaux souterraines et une volatilité relativement élevée. Il n'est pas persistant dans les sols ou les milieux aquatiques. Il présente une faible toxicité pour les mammifères et son potentiel de bioaccumulation suscite une légère inquiétude. Aucun risque grave pour la santé humaine n'a été identifié. Il est modérément toxique pour les oiseaux, la plupart des organismes aquatiques et les vers de terre. Le risque pour les abeilles mellifères est faible.
Famille chimique : Pyridinylméthyl-benzamide
La fluopicolide est un fongicide utilisé pour lutter contre toute une série de maladies causées par des oomycètes, notamment le mildiou et la brûlure. Elle a une faible solubilité dans l'eau et n'est pas très volatile. Elle a tendance à être assez persistante dans la plupart des systèmes pédologiques et stable dans les systèmes eau-sédiments. Il existe également un risque de lessivage vers les eaux souterraines. Aucun risque significatif pour la santé humaine n'a été identifié. Il est modérément toxique pour la plupart des espèces sauvages, mais présente un risque moindre pour les abeilles.
Famille chimique : Carboxamide
Pas de description mais une fiche est disponible.
Famille chimique : Carboxamide (pyrazole-carboxamide)
Pas de description mais une fiche est disponible.
Famille chimique : Phtalimide
Le folpet (ou folpel) est un fongicide protecteur appliqué sur le feuillage, utilisé pour lutter contre un large spectre d'agents pathogènes fongiques. Il présente une faible solubilité dans l'eau et une faible volatilité. En général, il n'est pas persistant dans les sols, mais peut l'être dans certaines conditions. Il n'est pas persistant dans les systèmes eau-sédiments. Le risque de lessivage vers les eaux souterraines est généralement faible. La toxicité orale chez les mammifères est faible, mais d'autres données sur la santé humaine font défaut ou sont incertaines. La toxicité pour les poissons et les invertébrés aquatiques des zones tempérées est élevée. Elle est modérée pour les crustacés aquatiques, les algues, les vers de terre et les oiseaux, mais moins pour d'autres espèces, notamment les abeilles. L'étude PestiRiv l'a identifié comme substance très spécifique de la vigne avec transfert important vers l'environnement.
Famille chimique : Carbamate
L'iprovaliquarbe est un fongicide systémique protecteur. Il présente une solubilité modérée dans l'eau, est semi-volatil et présente un certain risque de lessivage vers les eaux souterraines. Il n'est pas persistant dans le sol, mais peut persister longtemps dans l'eau. Il est modérément toxique pour les mammifères, mais présente un faible risque de bioaccumulation. Il est considéré comme cancérigène. Il est modérément toxique pour les oiseaux, la plupart des organismes aquatiques et les vers de terre, mais n'est pas toxique pour les abeilles mellifères.
Famille chimique : Dithiocarbamate
Le mancozèbe est un fongicide qui était autrefois couramment utilisé. Il a une faible solubilité dans l'eau, est assez volatil et ne devrait pas s'infiltrer dans les eaux souterraines. Il n'est pas persistant dans les sols, mais peut l'être dans l'eau dans certaines conditions. Le mancozèbe présente une faible toxicité pour les mammifères, mais a été associé à des effets néfastes sur la reproduction et le développement. Il est très toxique pour les poissons et les invertébrés aquatiques, et modérément toxique pour les oiseaux et les vers de terre. La toxicité du mancozèbe pour les abeilles mellifères est faible.
Famille chimique : Phénylamide
Pas de description mais une fiche est disponible.
Famille chimique : Dithiocarbamate
Pas de description mais une fiche est disponible. Spécifique à la vigne selon PestiRiv.
Famille chimique : Anilinopyrimidine
Pas de description mais une fiche est disponible.
Famille chimique : Anilinopyrimidine
Pas de description mais une fiche est disponible.
Famille chimique : Quinoxaline
Pas de description mais une fiche est disponible.
Famille chimique : Spirokétalamine
Pas de description mais une fiche est disponible.
Famille chimique : Métal (élément minéral)
Fongicides minéraux très anciens (sulfate, oxychlorure, hydroxyde de cuivre), autorisés en agriculture biologique. Utilisés principalement contre le mildiou. S'accumulent dans les sols. L'étude PestiRiv n'a pas montré de différence marquée entre zones viticoles et non viticoles (autres sources d'exposition).
Source : Communiqué PestiRiv (ANSES/SPF, sept. 2025)
Famille chimique : Élément minéral
Le soufre est un fongicide à usage général. Il a une faible solubilité dans l'eau et n'est pas considéré comme très volatil. Il peut être persistant dans le sol, mais en tant que substance naturelle, il est peu susceptible de causer des problèmes environnementaux importants. Il est très toxique pour les milieux aquatiques, mais a tendance à avoir une faible toxicité pour la plupart des autres espèces. Le soufre a une faible toxicité pour les mammifères en cas d'ingestion et peut être irritant pour les voies respiratoires et la peau. Autorisé en agriculture conventionnelle et biologique.
Famille chimique : Benzamide
Le zoxamide est un fongicide à large spectre couramment utilisé. Il présente une faible solubilité dans l'eau, est volatil et présente un faible potentiel de lessivage vers les eaux souterraines. Il n'est généralement pas persistant dans les sols ou les systèmes aquatiques. Le zoxamide présente une faible toxicité pour les mammifères, mais est probablement un sensibilisant cutané et un irritant oculaire reconnu. Il est modérément toxique pour la plupart des espèces animales et végétales.
Les impacts des produits phytopharmaceutiques sur la santé humaine sont désormais bien documentés par de nombreuses expertises scientifiques collectives.
En 2021, les chercheuses et chercheurs de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) ont rendu public un rapport sur les effets des pesticides sur la santé. Ce rapport s'appuie sur plus de 5 000 études scientifiques menées dans le monde entier. Il conclut à l'existence de présomptions plus ou moins fortes de liens entre les molécules utilisées dans les champs (dont la vigne) et les effets sur la santé.
Ce court reportage de 2021 présente les résultats de l'étude INSERM sur les liens entre pesticides et santé. Il aborde les risques liés aux champs en général, et aux vignes en particulier. Une synthèse visuelle et accessible de cette expertise scientifique majeure.
▶️ Voir la vidéo sur YouTubeUne étude française de grande ampleur publiée en octobre 2023 dans la revue Environmental Health Perspectives a analysé 3 711 cas de leucémie aiguë diagnostiqués chez des enfants de moins de 15 ans entre 2006 et 2013, comparés à 40 196 témoins.
Référence : Mancini M, et al. (2023). Environmental Health Perspectives, 131(10):107008. doi: 10.1289/EHP12634
Consulter l'étude GEOCAPArticle du Monde, 1er novembre 2025
Le rapport du Haut-Commissariat à la Stratégie et au Plan (HCSP), publié en octobre 2025, cite l'étude GEOCAP mentionnée ci-dessus sur le lien entre proximité aux vignes et leucémie infantile.
Le journal Le Monde a révélé les fortes pressions exercées sur les auteurs du rapport du HCSP concernant les politiques publiques de santé environnementale.
Citation de l'article :
"Selon différentes versions du texte consultées par Le Monde, une étude française citée dans le rapport, indiquant un lien entre la densité de vignes autour du domicile et le risque de leucémie de l'enfant, se retrouve qualifiée - contre l'avis des cinq rédactrices du texte - de 'peu robuste au niveau régional' et 'posant question'. Dans leurs commentaires, les quatre membres du conseil scientifique de la mission abondent, et objectent qu'ils avaient demandé 'une reformulation qui n'a pas été prise en compte'."
Le rapport du HCSP préconise notamment :
Article du Monde, 24 avril 2025
Le rapport de l’ANSES, publié en avril 2025, alerte sur les dangers pour la santé des femmes enceintes et des enfants exposés aux insecticides de la famille des pyréthrinoïdes que l'on retrouve dans l'étude PestiRiv.
Citation de l'article :
" Lymphomes, leucémies, sarcomes, troubles du neurodéveloppement et du spectre autistique chez les enfants, impact sur les facultés cognitives… Par le nombre et la diversité d’événements de santé répertoriés et la quantité de substances en cause, c’est une mise en garde d’ampleur inédite que lance le gendarme français des pesticides. Avec, comme point de préoccupation majeur, les risques des insecticides pyréthrinoïdes pour le développement du cerveau et les troubles du comportement associés, lorsque les enfants sont exposés in utero."
Lire l'article du MondeLes parents d'élèves de Villenave d'Ornon ont le droit de savoir ce qui est épandu près des écoles pour s'assurer de la santé de leurs enfants
L'étude PestiRiv a démontré qu'une surcontamination persiste à au moins 500 mètres des vignes. Environ 4% de la population française vit à moins de 200m d'une parcelle de vigne.
Écoles, crèches, maisons de retraite : les personnes vulnérables sont particulièrement exposées.
Visualisez les zones viticoles et les distances par rapport aux habitations et établissements publics.
Vous connaissez un domaine viticole, une école proche des vignes ou une zone non répertoriée ? Contactez-nous pour enrichir la carte collaborative !
Réduction de 50% de l'utilisation et des risques globaux à l'horizon 2030 (par rapport à 2011-2013). Consulter la stratégie complète
Objectif : cultiver 21% des surfaces agricoles en agriculture biologique en 2030 (actuellement ~11%, seulement 3% dans les outre-mer)
8 task forces ont été mises en place, animées par les équipes du Ministère de l'Agriculture :
Depuis 2019, un cadre réglementaire protège les riverains de zones traitées :
La mobilisation des acteurs locaux, notamment sur les territoires à enjeux prioritaires comme les aires d'alimentation de captages, est un facteur de succès essentiel de la stratégie.
Selon le baromètre 2023 de l'IRSN, les produits phytopharmaceutiques sont le sujet sur lequel les Français ont le moins confiance dans l'action des autorités pour les protéger (53% de défiance).
Extrait du Conseil Municipal du 30 septembre 2025
Réponses de M. Marc Kleinhentz, Adjoint au maire en charge de l'attractivité et du développement durable
Réponse : Non, pas destinataire.
La mairie n'est pas listée comme destinataire obligatoire de l'information réalisée par les châteaux viticoles présents sur son territoire.
Réponse : Non.
En Gironde, les châteaux peuvent signer une charte du "bien vivre ensemble" (arrêté préfectoral du 27/07/2022) :
À ce jour : seulement 14 châteaux en Gironde ont signé cette charte, aucun à Villenave d'Ornon.
Réponse : La mairie n'est pas destinataire de ce type d'informations.
Ce n'est pas une obligation pour les exploitants.
Seuls les riverains proches des parcelles traitées doivent être informés par les exploitants.
La loi ne demande pas de fournir systématiquement la liste précise des produits, mais :
Souvent réalisée par affichage sur la parcelle.
Le maire, autorité de police municipale, n'est pas compétent pour restreindre ou interdire les épandages de produits phytosanitaires.
Ces produits ressortent d'une police spéciale confiée exclusivement aux représentants de l'État (Ministères et Préfets).
"Le sujet de l'utilisation des produits phytosanitaires est complexe. Elle touche certes la santé publique mais elle touche aussi les conditions d'exploitation des cultures [...] La filière viticole est actuellement en souffrance : droits de douane, baisse de la consommation, concurrence des vins étrangers. [...] C'est pourquoi le traitement de ce dossier doit être abordé avec précaution si on ne veut pas voir disparaître ceux qui jusqu'à aujourd'hui étaient une force économique et une image forte au niveau international de notre beau territoire."
Nous de demandons PAS à la Mairie d'interdire les pesticides (car elle ne peut juridiquement pas le faire).
Nous lui demandons d'obtenir des informations et d'impulser une concertation publique sur l'avenir de la filière viticole dans notre ville !
"Le pouvoir de police spéciale des produits phytopharmaceutiques confié aux autorités de l'État faisait obstacle à l'édiction, par le maire de la commune, de mesures réglementaires d'interdiction de portée générale de l'utilisation de ces produits."
Principe : Les Ministères et Préfets ont un pouvoir exclusif pour interdire ou restreindre l'utilisation de pesticides. Aucune exception.
Le Conseil d'État a jugé que les Maires ne peuvent pas interdire ou limiter l'utilisation des pesticides, mais il ne dit rien du simple accès à l'information.
Les enjeux révélés par l'étude PestiRiv dépassent un strict débat juridique.
On ne peut pas faire comme avant et comme si de rien n'était.
La Mairie a le devoir (moral ou politique) d'apporter des réponses à ses habitants et de leur garantir qu'il n'existe pas de risques pour leur santé.
La Mairie a-t-elle envisagé de soutenir une candidature à l'appel à projets PRAAM ?
"Prise de Risque Amont Aval et Massification de pratiques visant à réduire l'usage des produits phytopharmaceutiques"
Exemple de projet dans le secteur viticole : Le projet REPNPP (Réseau d'Échange sur les Préparations Naturelles Peu Préoccupantes) financé par Écophyto vise à accélérer le déploiement de l'usage des PNPP, notamment en viticulture, avec organisation de rencontres d'échange sur le terrain et création d'outils de diffusion des pratiques. Consulter le projet REPNPP | Plus d'informations sur REPNPP
Accès aux données d'utilisation des pesticides : quels produits, quelles quantités, quelles périodes ?
Système d'alerte efficace avant les traitements, notamment près des écoles et crèches
Mise en place d'une concertation publique entre riverains, exploitants et municipalité
Soutien actif à la transition vers des pratiques viticoles moins dépendantes des pesticides
Mesures renforcées de protection des populations vulnérables (enfants, femmes enceintes, personnes âgées)
Candidature aux appels à projets et mobilisation des financements disponibles (PRAAM, Écophyto 2030)
Documents publiés par l'ANSES & Santé Publique France (15 septembre 2025)
Résultats complets de l'étude nationale sur l'exposition des riverains
ConsulterANSES - Santé Publique France
Recommandations officielles pour réduire les expositions
ConsulterDocument gouvernemental (mai 2024)
Plan national de réduction de 50% des pesticides
ConsulterPesticides et effets sur la santé
Synthèse des connaissances scientifiques
ConsulterVignes et leucémie infantile (INSERM)
Environmental Health Perspectives
ConsulterBio et risque de cancer (Baudry et al.)
JAMA Internal Medicine, 22 octobre 2018
ConsulterPolitiques publiques de santé environnementale
Haut-Commissariat à la Stratégie et au Plan
ConsulterPressions politiques sur le rapport HCSP
Révélations sur les tentatives de minimisation
Lire l'articleVillenave d'Ornon (30 septembre 2025)
"Réponses" de la municipalité sur PestiRiv
Voir la vidéoBpifrance - Écophyto 2030
Financement de projets de réduction des pesticides
ConsulterMise sur le marché des PPP
Article 63 - Accès du public à l'information
ConsulterCommune d'Arcueil (31 décembre 2020)
Incompétence du maire sur les pesticides
ConsulterSolagro - Carte interactive
Visualisation de l'usage des pesticides
ConsulterExposition aux pesticides : des questions de santé publique dans les régions viticoles
Diffusée le 18 novembre 2025
ConsulterANSES : analyse des effets des insecticides sur la santé
Alerte de l’ANSES pour les femmes enceintes et les enfants
ConsulterPesticides : une étude d’ampleur vient confirmer la surexposition des riverains des vignes
Article publié le 15 septembre 2025
ConsulterPesticides : l’Anses lance une alerte d’ampleur après un examen des effets de produits toujours autorisés
Article publié le 24 avril 2025
ConsulterGazette créée par la FCPE Jules Michelet de VO
Réalisée en novembre 2025
ConsulterLe 4 décembre 2025, la section villenavaise du Parti Communiste Français organisait à Villenave d'Ornon une réunion publique à la salle Daguin sur l'étude PestiRiv. Étaient invités : Ghislaine Bouvier, chercheuse à l'Université de Bordeaux, Dominique Forget, directeur du château Couhins à Villenave d'Ornon, Cyril Giraud de l'ONG Générations Futures et Raymond Rodriguez, maire de la ville de Gauriac.
La FCPE Jules Michelet, tout en gardant son indépendance par rapport aux organisateurs de cette réunion publique, y a assisté et a pris l'occasion de poser des questions, notamment au maire de Villenave d'Ornon, M. Poignonnec, qui était présent. Nous reportons ici le contenu des échanges de cette soirée afin que les parents qui le désireraient, puissent y trouver des éléments de réponse aux questions qu'ils se poseraient.
Spoil alert : le maire n'a pas répondu à notre question sur les mesures à prendre pour les écoles... Nous prendrons donc l'initiative de lui demander formellement une rencontre.
Mme Bouvier ouvre la réunion en expliquant l'origine et les objectifs de l'étude PestiRiv. Elle rappelle que ce projet a été long à concevoir, les réflexions ayant commencé en 2019–2020, et qu'il s'agit d'une étude d'envergure nationale sans précédent. Les études existantes avant PestiRiv étaient locales et ne permettaient pas de mesurer clairement l'exposition des populations aux pesticides, ni de la comparer entre riverains et non-riverains. Avec PestiRiv, l'ambition était de déterminer précisément à quelles molécules les populations sont exposées et à quels niveaux.
Elle explique que trois secteurs agricoles avaient initialement été envisagés, mais que la viticulture a été retenue en premier, du fait de son imbrication très forte avec les zones habitées. Contrairement à d'autres cultures où les maisons peuvent se trouver à plusieurs kilomètres des parcelles, les vignes bordent très souvent les habitations et les écoles, ce qui crée un contexte d'exposition particulièrement pertinent.
Mme Bouvier insiste ensuite sur l'importance des résultats obtenus. Si certains ont pu juger que l'étude confirmait ce que l'on soupçonnait déjà — à savoir que les riverains sont davantage exposés — elle rappelle que ces données, désormais quantifiées, constituent une avancée scientifique majeure. Elle détaille les milieux étudiés : l'air, les urines, les cheveux et la poussière intérieure. Selon elle, la poussière se révèle particulièrement intéressante car elle constitue un véritable réservoir de molécules, permettant d'observer les expositions cumulées. Certaines substances y sont retrouvées à des niveaux beaucoup plus élevés qu'à l'extérieur.
Elle indique également que les fongicides sont les molécules les plus fréquemment détectées en zone viticole, ce qui correspond parfaitement aux pratiques agricoles locales. Durant les périodes de traitement, notamment au printemps, certaines molécules sont détectées dans 100 % des échantillons sur des sites comme la Gironde.
Enfin, elle évoque la difficulté qu'a représentée la définition du terme « riverain ». Si PestiRiv retient la distance de 500 mètres, cette limite reste arbitraire, les molécules et le vent ne s'arrêtant évidemment pas à une frontière théorique. Elle souligne aussi le travail important des équipes ayant dû identifier des zones viticoles sans cultures adjacentes pour isoler clairement les sources d'exposition.
M. Forget retrace son expérience de directeur d'exploitation depuis 1999. À son arrivée, le domaine fonctionnait de manière conventionnelle, mais il a souhaité orienter progressivement l'exploitation vers des pratiques plus respectueuses de l'environnement, par conviction personnelle. Le domaine est passé de la production raisonnée à la certification biologique, obtenue en 2022 après trois années de conversion.
Il rappelle que l'agriculture biologique n'est pas synonyme d'absence totale de traitements. En bio, on utilise principalement du cuivre et du soufre, auxquels s'ajoutent, dans son exploitation, des préparations végétales comme des tisanes d'ortie ou de prêle destinées à renforcer les défenses naturelles de la vigne. Il précise que le cuivre, bien que naturel, peut poser des problèmes d'accumulation dans les sols.
M. Forget décrit ensuite la difficulté de la viticulture, surtout dans une région humide comme Bordeaux. Les maladies de la vigne, notamment le mildiou, peuvent détruire une récolte entière si elles surviennent au mauvais moment. Les traitements doivent être réalisés en préventif, et l'on ne peut pas se permettre d'attendre que les symptômes apparaissent. Il explique que les périodes critiques nécessitent une vigilance extrême, mais qu'en dehors de ces périodes, les traitements sont arrêtés autant que possible.
Il insiste ensuite longuement sur l'évolution des relations avec les riverains. Il reconnaît qu'il y a vingt ans, l'idée même de prévenir un voisin avant de traiter n'existait pas. Aujourd'hui, il affirme que les viticulteurs ont compris l'importance de la transparence et du dialogue : l'exploitation utilise par exemple une application permettant d'informer les habitants avant chaque intervention. Cela ne garantit pas que tous les riverains viennent aux réunions, mais cela a permis d'améliorer significativement la confiance mutuelle.
M. Giraud retrace la genèse militante de PestiRiv. Selon lui, l'étude n'aurait jamais vu le jour sans les alertes concernant des agrégats de cancers pédiatriques, notamment dans la région de Preignac. Il évoque également l'étude Geocap-Agri, qui met en évidence une corrélation entre la densité de vignes autour du domicile et l'augmentation des cancers pédiatriques.
Il souligne l'absence en France d'un registre national des cancers chez l'adulte, ce qui empêche d'avoir une vision claire des pathologies liées aux expositions environnementales. La France est, selon lui, l'un des seuls pays de l'OCDE dans cette situation.
Il développe ensuite un discours critique sur l'expression « agriculture conventionnelle », qu'il considère comme un abus de langage construit par l'industrie chimique. Il rappelle que l'agriculture est une activité millénaire, et que l'introduction massive de produits chimiques est un phénomène très récent. Il défend l'idée que l'on pourrait nourrir la planète avec une agriculture 100 % biologique.
Il présente ensuite les données régionales sur l'agriculture biologique, notamment via les cartes de l'Agence Bio. Il observe qu'à Villenave-d'Ornon, certaines vignes bio coexistent avec des parcelles conventionnelles en plein cœur de la ville, et que malgré cette diversité, les mesures d'ATMO Nouvelle-Aquitaine montrent la présence régulière de pesticides dans l'air à plusieurs kilomètres des zones viticoles. Le folpel, par exemple, est retrouvé en plein centre de Bordeaux.
Il conclut en insistant sur l'importance des Plans Alimentaires Territoriaux, qui visent à relocaliser une agriculture réellement nourricière, moins dépendante des importations de soja ou d'autres matières premières produites avec des pesticides interdits en Europe.
M. Rodriguez raconte le travail engagé depuis plus de quinze ans dans sa commune. À l'époque, élus, viticulteurs et associations se sont regroupés pour planter des haies autour des zones sensibles. Il reconnaît que l'efficacité des haies dans la rétention de pesticides avait été surestimée, mais que cette démarche a surtout permis une prise de conscience collective.
Il présente ensuite la structure CEPAGE — Construire Ensemble des Pratiques Agricoles en Gironde pour l'Environnement et la Santé —, qui constitue un espace de dialogue inédit entre acteurs souvent opposés. Il explique que CEPAGE réunit viticulteurs, élus, ARS, associations de santé et autres institutions, afin de favoriser une compréhension mutuelle et une évolution des pratiques.
Il raconte également l'installation d'un capteur de pesticides dans la cour de l'école de Gauriac, à l'initiative de M. Giraud. Les analyses ont révélé du folpel, mais aussi du lindane, un produit interdit depuis des décennies. La réponse de la préfecture, affirmant l'absence de danger faute de seuils officiels, l'a profondément interpellé.
Il détaille ensuite le rachat par la commune d'une parcelle de vigne située directement contre l'école. La crise viticole a permis ce rachat à un prix inhabituellement bas. Après l'arrachage, des analyses ont révélé la présence importante de cuivre, mais aussi de DDT. La commune mène désormais des expérimentations de cultures alternatives à la vigne, adaptées à des sols dégradés et à une absence d'irrigation, afin d'imaginer des alternatives réalistes et durables pour les viticulteurs confrontés à l'effondrement économique du secteur.
Baptiste remercie les intervenants pour leurs exposés, puis interroge directement M. Forget sur les contacts éventuels entre la mairie et le domaine lors de la réalisation de PestiRiv. Il explique avoir participé personnellement à l'étude, vivant à environ 250 mètres du Château Trigant et 300 mètres du Château Couhins. Il indique que ses résultats individuels, ainsi que ceux de son fils, montrent que plusieurs molécules dépassent la médiane observée chez les non-riverains. Cela lui paraît particulièrement préoccupant alors qu'il habite à proximité d'une exploitation en bio.
Il exprime ensuite ses inquiétudes en tant que parent d'élève. Après avoir découvert que la majorité des écoles de Villenave-d'Ornon se trouvent à moins de 500 mètres des vignes, lui et d'autres parents ressentent une inquiétude profonde. Il interroge le maire, présent dans la salle, sur ses actions concrètes pour protéger les enfants, rappelant que des questions ont été posées en conseil municipal sans obtenir de réponse satisfaisante et que les résultats de l'étude PestiRiv ont maintenant été publiés il y a presque 3 mois. Le Maire ne répond pas à la question qui lui est posée.
Ce conseiller explique d'abord qu'en viticulture, la notion de riverain est définie différemment que dans PestiRiv : du point de vue réglementaire, un riverain est une personne vivant sur une parcelle directement adjacente à la vigne. Cette différence rend difficile l'information des habitants situés à plusieurs centaines de mètres, qui sont pourtant exposés.
Il détaille les contraintes agronomiques auxquelles les viticulteurs font face, notamment le mildiou, qui reste extrêmement difficile à maîtriser, même en bio. Il souligne aussi l'évolution réglementaire, qui conduit à réduire les doses de cuivre autorisées, rendant les traitements plus difficiles. Il insiste sur le fait que les viticulteurs aimeraient ne pas traiter, mais qu'ils y sont contraints pour protéger leurs cultures et leur survie économique.
Il aborde ensuite la situation des zones périurbaines, où l'urbanisation se rapproche chaque année davantage des vignes, compliquant encore les pratiques agricoles. Enfin, il évoque la charte riverains, un outil qui vise à organiser l'information entre viticulteurs, communes et habitants. Selon lui, certains viticulteurs jouent le jeu, mais beaucoup de communes préfèrent éviter ce sujet sensible, ce qui limite l'efficacité du dispositif.
Un habitant demande quels sont les risques réels du cuivre et du soufre, et s'il s'expose davantage en courant régulièrement dans les vignes. Mme Bouvier lui répond qu'elle n'est pas spécialiste des effets toxicologiques du cuivre, mais qu'il est bien établi que ce métal s'accumule dans les sols et peut devenir problématique pour certaines cultures. Elle rappelle que les viticulteurs sont conscients de ces limites et cherchent à réduire les doses utilisées. Concernant les différences entre zones bio et conventionnelles dans l'air, elle indique qu'aucune différence notable n'a été observée dans PestiRiv, probablement en raison du brassage atmosphérique.
Mme Bouvier répond en précisant qu'elle n'est pas spécialiste des effets toxicologiques détaillés du cuivre, mais qu'il est bien établi que ce métal peut s'accumuler dans les sols au fil du temps et devenir problématique. Dans les sols très chargés, certaines cultures peuvent en effet être pénalisées, ce qui explique les efforts des viticulteurs, y compris en agriculture biologique, pour réduire progressivement les doses utilisées. Elle souligne que si le cuivre et le soufre sont considérés comme des produits « naturels », cela ne signifie pas qu'ils sont inoffensifs : leur usage demande attention, suivi et vigilance, et les analyses de sols réalisées dans différents secteurs montrent que le cuivre peut atteindre des niveaux préoccupants.
Concernant la différence entre les zones viticoles conventionnelles et les zones viticoles majoritairement en agriculture biologique, elle explique que les mesures réalisées dans le cadre de PestiRiv n'ont pas permis de mettre en évidence une distinction nette dans les concentrations de pesticides présents dans l'air. Elle indique que cela s'explique probablement par le brassage atmosphérique, qui peut transporter des molécules sur plusieurs centaines de mètres, voire au-delà, et gommer les différences entre secteurs. Ce phénomène complique l'attribution stricte d'une molécule à un type de culture ou à une pratique particulière.
En réponse à la question portant sur la course à pied dans les vignes, elle explique que PestiRiv ne permet pas de quantifier une exposition spécifique liée à l'activité sportive dans les parcelles. Elle rappelle toutefois que, dans les périodes d'épandage, les niveaux de certaines molécules dans l'air peuvent être plus élevés et qu'il est raisonnable de tenir compte du calendrier des traitements. Elle renvoie néanmoins aux toxicologues et aux spécialistes de santé environnementale pour des recommandations plus précises sur les risques individuels potentiels.
Cet intervenant souhaite éviter une vision manichéenne opposant bio et conventionnel. Il raconte son expérience professionnelle et explique qu'en bio aussi, on traite beaucoup, parfois plus, car les produits naturels sont souvent lessivés par la pluie. Il souligne que le caractère « naturel » d'un produit n'implique pas son innocuité.
Il évoque ensuite les statistiques de la MSA montrant que les agriculteurs présentent globalement moins de cancers que la population générale, tout en reconnaissant que ce résultat s'explique en partie par leur mode de vie. Certains cancers spécifiques, en revanche, touchent davantage les agriculteurs.
Il rappelle que 25 % du vignoble girondin est aujourd'hui en agriculture biologique, et que 70 % du tonnage des produits utilisés en Gironde est constitué de produits compatibles bio. Il insiste néanmoins sur l'importance cruciale du cuivre pour la viticulture biologique, et sur les risques qu'impliquerait son interdiction européenne.
Baptiste réagit en indiquant que ces chiffres ne reflètent pas la réalité vécue par de nombreux travailleurs agricoles. Il cite l'augmentation des demandes auprès du fonds d'indemnisation des victimes de pesticides, notamment de la part des salariés saisonniers en viticulture. Il mentionne également des études montrant que les équipements de protection individuelle ne suffisent pas toujours à empêcher l'exposition.
Mme Bouvier confirme que plusieurs molécules étudiées au CIRC sont classées cancérigènes avérées ou probables, et que ces classifications reposent sur des synthèses scientifiques extrêmement rigoureuses. Elle détaille le fonctionnement des expertises collectives de l'INSERM, qui mettent en évidence des associations entre expositions professionnelles ou résidentielles et plusieurs pathologies.
Elle précise que les agriculteurs apparaissent globalement en meilleure santé dans les données brutes, mais que les analyses détaillées révèlent des excès dans certaines professions et pour certaines molécules. Elle insiste également sur la difficulté d'accès aux droits pour les travailleurs malades, et sur le retard considérable du fonds d'indemnisation, qui ne traite qu'une partie des cas potentiels.
Ce viticulteur témoigne de son parcours personnel. Après avoir travaillé en conventionnel, il est passé au bio il y a seize ans, notamment après des problèmes de santé confirmés par des analyses montrant la présence de pesticides dans ses urines. Il insiste sur la nécessité de recontextualiser le débat dans la crise viticole actuelle, qui provoque une détresse sociale profonde. Plusieurs viticulteurs en bio ont été contraints de revenir au conventionnel, faute de moyens.
Il appelle les citoyens à soutenir le bio par leurs achats, rappelant que beaucoup déclarent y être favorables sans en consommer réellement. Il souligne aussi le travail important réalisé par de nombreux viticulteurs conventionnels pour réduire les traitements, même lorsqu'ils ne peuvent pas passer au bio.
Une participante demande ce que fait la recherche pour développer des produits réellement sans danger. Elle exprime l'inquiétude des habitants et rappelle qu'il s'agit avant tout d'une question de santé publique. Elle estime qu'il est nécessaire d'agir avant que des cas graves ne surviennent.
Un autre habitant, spécialisé dans l'accompagnement d'innovations issues de la recherche, décrit deux technologies : l'une visant à renforcer les plantes pour réduire les traitements, l'autre permettant d'améliorer significativement l'application des produits, afin de limiter la dérive et l'exposition. Il explique que ces technologies existent, mais que la crise viticole rend leur adoption difficile, car elles demandent des investissements.
Cet ingénieur retraité témoigne de son expérience professionnelle dans l'accompagnement agricole. Il rappelle l'évolution du paysage girondin depuis les années 1970, marquée par l'extension des vignobles et la progression des habitations vers les parcelles. Il souligne que le soutien public à l'agriculture bio a permis des progrès, mais qu'il est aujourd'hui très compliqué pour les viticulteurs de poursuivre ces efforts en pleine crise économique. Il rappelle néanmoins que la santé doit rester un critère déterminant des choix politiques.
Alain Delmas insiste sur la nécessité d'une réflexion globale sur le modèle agricole, dépassant les questions strictement techniques. Il évoque le poids des industriels de la chimie dans les décisions politiques, et cite des articles récents montrant l'influence de Monsanto dans des études sur le glyphosate. Il s'inquiète également de la stratégie européenne dite « Omnibus », qui propose de prolonger les autorisations de nombreuses molécules, sans renforcer la prise en compte des données scientifiques récentes.
Il estime que les communes doivent jouer un rôle plus important dans l'information du public et la transparence des pratiques agricoles locales. Des plateformes locales recensant les traitements pourraient par exemple améliorer le dialogue entre riverains et viticulteurs.
M. Giraud conclut en rappelant que le Code rural stipule que les pesticides ne doivent pas sortir des parcelles traitées, ce qui rend paradoxales les chartes et zones de non-traitement qui, selon lui, organisent en réalité la dérogation à ce principe. Il dénonce le manque de transparence sur les cahiers d'épandage et la composition exacte des produits. Il critique également le processus d'homologation, reposant largement sur les données fournies par les fabricants. Il considère que le plan Écophyto est un échec, faute de remise en question du modèle agricole.
Il appelle enfin les citoyens à utiliser leur pouvoir d'achat comme levier pour encourager des pratiques agricoles plus responsables, en consommant davantage de produits bio, en demandant du bio dans les cantines et les restaurants, et en soutenant les circuits courts.
Alain Delmas remercie les intervenants et les participants. Il annonce que le travail se poursuivra dans les prochaines semaines, en particulier concernant la situation des écoles situées à proximité des vignes. La réunion se clôture autour d'un moment convivial, marqué par une dégustation de vin biologique.
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Tout en restant indépendants et apartisans, nous mentionnerons ici les réunions ouvertes au public à Villenave d'Ornon et dans le coin susceptibles d'apporter des éléments de compréhension aux parents
Jeudi 4 décembre à 18h30 à la salle Daguin : réunion organisée par la section de Villenave d'Ornon du Parti Communiste Français avec :
- Cyril Giraud, ONG Générations Futures
- Raymond Rodriguez, Maire de Gauriac (Gironde)
- Dominique Forget, Château de Couhins (Villenave d'Ornon)
- Ghislaine Bouvier, Chercheuse à l'Université de Bordeaux (centre EPICENE), présidente du conseil scientifique "Riverains de cultures, pesticide et santé" de Santé Publique France
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